PEAU





PEAU membrane appliquée sur la surface du corps d'un grand nombre d'animaux. Chez l'Homme elle est composée de deux couches l'une superficielle et non vasculaire l'épiderme l'autre profonde le derme riches en vaisseaux et en nerfs {Voy. ces deux mots). La partie de l'épiderme par laquelle se fait le contact avec le derme (couche pig-mentaire) est formée de cellules remplies de granulations différemment colorées d'où résultent chez les animaux comme chez l'homme les différences de coloration de la peau (Voy. PIGMENT). La peau s'épaissit considérablement chez les pachydermes ( Voy. ce mot) Elle cesse d'être appliquée exactement sur le corps et forme un repli à la région du cou (fanon) chez certaines races do bœufs et de chèvres. Le prolongement de la peau entre les doigts constitue la palmure qui s'observe chez quelques nègres chez les chiens de Terre-Neuve et chez les oiseaux palmipèdes. A la peau sont joints des organes annexes qui étendent considérablement son rôle ce sont 1° l'appareil du tact (Voy. TACT) 2° les glandes sébacées et les glomérules glandulaires par lesquelles s'accomplit l'excrétion cutanée 3° le système pileux avec toutes ses modifications (poils ongles sabots cornes piquants plumes etc.). Maladies de la peau. La peau est sujette à un grand nombre de maladies (maladiescutanées dermatoses) qui se présentent sous les formes les plus diverses et quelquefois les plus repoussantes exanthème érésipèle eczéma psoriasis pityriasis rougeole scarlatine gourmes gale variole syphilis pellagre lèpre étéphantiasis etc. ( Voy. chacun de ces noms). Ces maladies longtemps attribuées à un principe dartreux se développent sous l'influence des causes les plus diverses notamment du contact ou de l'ingestion de substances acres et malfaisantes de la suppression brusque de certaines évacuations habituelles d'un état de débilité profonde de toute l'économie de la présence de parasites animaux ou végétaux ou par l'effet de l'hérédité de la contagion etc. Le traitement en est nécessairement varié comme les causes. Les maladies de la peau ont été observées dès la plus haute antiquité Hippocrate Celse Galien en décrivent plusieurs mais pendant bien longtemps la science médicale fut impuissante aies traiter. Quelques-unes de ces affections objet d'horreur et d'épouvanté n'étaient combattues que par des prescriptions religieuses ou légales (Voy. LÈPRE). C'est seulement au xvr* siècle que les médecins commencèrent à distinguer entre elles avec quelque rigueur les diverses affections cutanées et à y appliquer un traitement rationnel. Il a fallu néanmoins tous les progrès de la civilisation moderne et les découvertes de la science pour dissiper les préjugés dont quelques-unes de ces maladies étaient l'objet et pour en assurer la guérison. Les savants qui ont le plus contribué à ces résultats sont au xvr* siècle Mer-curialis au xvme siècle Plenck en Autriche Tur-ner Willan en Angleterre Lorry in France au xix" siècle Alibert qui par le charme de son style popularisa presque une étude si peu attrayante Biett qui régénéra cette partie de la science par une classification plus rigoureuse par des observations plus exactes et une pratique plus énergique et de nos jours Rayer qui donna un Traité estimé des maladies de la peau (1835) M. Cazenave disciple de Biett a qui l'on doit un Abrégé pratique des maladies de lapeau (1828-33 avec M. Schedel) des Leçons cliniques sur les maladies de la peau (1843-45) elles Annales des maladies de la peau M. Cnausit auteur d'un Traité élémentaire (1853) et M. Devergie d'un Traite pratique (1854) de toutes ces maladies enfin M. Bazin par son Traité des maladies parasitaires et M. Hardy par celui des Maladies cutanées.


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