Bains turcs





Bains turcs et égyptiens. C'est l'étuve sèche : ils consistent à subir graduellement tous les degrés de la chaleur jusqu'à celui de l'étuve, et à redescendre ensuite graduellement de la chaleur de l'étuve jusqu'à la température ordinaire. Les édifices destinés à ces bains sont construits en pierre de taille et composés de plusieurs pièces pavées de marbre et chauffées à des degrés différents au moyen de tuyaux qui en parcourent les parois. Après avoir pris le bain et s'être fait frictionner et masser, on se repose sur un lit, où l'on prend du café ou des sorbets. L'usage des bains a existé de tout temps; mais ce sont les Romains qui, chez les anciens, leur ont donné le plus grand développement. Ils avaient un grand nombre de bains publics et gratuits ou presque gratuits (le pauvre y était admis, à Rome, moyennant un guadrans, ou environ 2 centimes) : les empereurs en bâtirent un grand nombre pour capter la faveur populaire : on y trouvait non-seulement toute espèce de bains, bains chauds et bains froids, bains de vapeur, étuve sèche, massage et frictions ; mais aussi des salles pour les exercices gymastiques (Voy. THERMES). Chez les modernes, les bains russes et les bains turcs rappellent quelque peu, en Orient du moins, les bains publics des anciens; mais en Occident, il n'y a guère d'autres bains publics que les bains froids (de rivière ou de mer) et quelques bains minéraux que l'on prend dans des piscines communes.


Bains turcs

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