| BLEU DE PRUSSE |
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BLEU DE PRUSSE ou DE BERLIN, appelé aussi Prussiate de fer, Ferrocyanure de fer, combinaison formée de cyanogène et de fer, d'un bleu foncé, sans saveur ni odeur, prenant par le frottement un reflet métallique ; insoluble dans l'eau, l'alcool, les acides faibles. Chauffé fortement à l'air, le bleu de Prusse brûle difficilement, et laisse un résidu brun de peroxyde de fer ; le chlore ne détruit pas sa couleur; l'acide sulfurique concentré le rend tout à fait blanc ; les alcalis caustiques concentrés le décolorent entièrement. Le bleu de Prusse du commerce renferme toujours de l'alumine, avec laquelle on le mélange pour lui donner du corps. On l'obtient en précipitant du prus-siate de potasse jaune (ferrocyanure de potassium) par une dissolution faite avec du sulfate de fer et de l'alun, et en lavant le précipité avec de l'eau jusqu'à ce qu'il ait acquis une belle couleur bleue. Ce bleu s'emploie dans la fabrication des papiers peints, la peinture à l'huile, l'azurage des papiers, l'impression des indiennes et des tissus de laine et de soie. Il présente aussi de nombreuses applications dans la teinture; mais, dans ce cas, on le produit directement sur les tissus en mordançant ceux-ci dans un sel de fer, et les plongeant ensuite dans un bain de prus-siate de potasse. — Le bleu de P'-usse fut découvert par hasard, en 1710, par Diesbach, fabricant de couleurs de Berlin. Dippel fit, à cette époque, les premières recherches sur ce composé, et Woodward décrivit le premier, en 1724, le procédé de préparation, que l'on tenait secret : c'est ce procédé qui est encore suivi aujourd'hui. BLEU DE PRUSSE Prochainement des photos et des images en ligne Voici la définition du mot BLEU DE PRUSSE |