| ALCALI |
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ALCALI (de l'arabe al kali, la soude),se dit, en Chimie, de certaines substances douées d'une saveur acre et urineuse, et que caractérisent leur causticité et l'énergie avec laquelle elles se combinent avec les acides. Les alcalis solubles dans l'eau ramènent au bleu le tournesol rougi par les acides, verdissent le sirop de violettes, et brunissent la teinture de curcuma. Les anciens chimistes n'appliquaient le mot alcali qu'à trais substances : la potasse (alcali minéral) ; la soude (alcali végétal),et l'ammoniaque (alcalivolatty.'La, chimie moderne distingue les alcalis propres, comprenant, outre les trois précédents, la lithine et les oxydes de rubidium et de caesium, et les alcalis terreux, comprenant la chaux, la baryte, la strontiane et la magnésie. A l'exception de l'ammoniaque, tous ces alcalis sont des oxydes métalliques; aucun d'eux ne se rencontre dans la nature à l'état de liberté. On les appelle aussi A. caustiques pour les distinguer des A. carbonates, combinaisons des alcalis caustiques avec l'acide carbonique, qui partagent beaucouq de propriétés avec les alcalis libres.— Les Alcaloïdes ou Alcalis organiques, sont de beaucoup plus nombreux que les alcalis fournis par le règne minéral : on les divise en A. artificiels ou Aminés ( Voy. ce mot) et A. naturels, le plus souvent végétaux, qui contiennent tous du carbone, de l'hydrogène et de l'azote, et pour la plupart de l'oxygène. Parmi ces alcaloïdes, les uns existent tout formés dans les organes des plantes, en combinaison avec certains acides : tels sont la quinine, la cinchonine, dans les écorces de quinquina ; la morphine, la narcotine, lanarcéine, lathébaïne, dans l'opium ; la strychnine et la brucine, dans les strych-nos, etc.; les autres sont le produit de réactions chimiques sur certaines substances organiques : tels sont l'aniline, la quinoléine, la toLuidine, etc. Les alcaloïdes naturels sont généralement insolubles dans l'eau, ce qui permet de les extraire des organes qui les renferment, en traitant ceux-ci par de l'acide chlorhydrique ou sulfurique affaibli, et décomposant la solution par de la chaux ou de l'ammoniaque, qui vient alors précipiter les alcaloïdes ; tous, à l'exception de la cicutine, de la nicotine et de la spartéine, sont oxygénés et non distillâmes, tous ramènent au bleu le tournesol, presque tous sont solubles dans les huiles fixes ou les e_ssences carbonées; tous, à l'exception de la cinchonine et de la quinidine, dévient a droite le pïan de polarisation ; tous à dose plus ou moins élevée exercent sur l'organisme un effet puissant. Presque toutes les plantes vénéneuses doivent leur action à de semblables alcalis : la ciguë contient la conicine ; la belladone renferme l'atropine; le pied d'alouette, la delphine ; le tabac, la nicotine, etc. Ces alcalis sont, pour la plupart.des remèdes précieux. Les alcalis minéraux étaient connus fort anciennement. La découverte des alcaloïdes ne remonte qu'à l'année 1803, époque à laquelle Seguin et Derosne, en France, et Sertuerner, en Hanovre, découvrirent dans l'opium des principes cristallisés doués de propriétés alcalines. Depuis lors, la liste des alcaloïdes s'est considérablement accrue, grâce aux recherches de MM. Pelletier et Caventou, Robiquet, Brandes, Geiger, Henry fils et Plisson. Dans ces derniers temps, Wœhler, Hoffmann, Wurtz, Gerhardt et Zinin ont fait connaître les procédés à l'aide desquels on peut produire artificiellement certains alcaloïdes. ALCALI Prochainement des photos et des images en ligne Voici la définition du mot ALCALI |