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ALLAITEMENT Il peut être pratiqué de diverses manières. — Allaitement maternel : c'est le plus naturel, et aussi le meilleur de tous, sauf de rares circonstances où il pourrait être funeste h la mère et 'auisible à l'enfant. Il n'est pas besoin que la mère qui veut nourrir soit d'une très-robuste constitution :. dl suffit qu'elle soit sans affection héréditaire, qu'elle jouisse d'une bonne santé, et qu'elle ait un lait de lionne qualité. D'ailleurs, l'observation semble prouver que l'allaitement épargne souvent à la mère les .accidents graves, dits puerpéraux. Quelques heures ^après la délivrance, la mère doit présenter le sein ; d'enfant y puise le premier lait, dont les propriétés légèrement laxatives lui sont à ce moment nécessaires. Tant que l'enfant trouve au sein de sa mère une nourriture suffisante, il est inutile de lui donner d'autres aliments ; il faut surtout s'abstenir de nourriture •solide avant les premières dents. Vers le 12" ou 15e anois arrive l'époque du sevrage ( Voy. ce mot), qui est •toujours facile si l'enfant y a été graduellement préparé. — Pour l'A. par une nourrice, Voy. NOURRICE. Allaitement par une femelle de mammifère. Bien •que le lait de Jument et d'ânesse ait le plus d'analogie avec le lait de la femme, on préfère la chèvre à sause de la facilité avec laquelle elle se laisse téter : ïl faut choisir une chèvre bien conformée et sans cor-aes. Le lait de chèvre est actif et nourrissant ; il convient aux enfants lymphatiques. Ce mode d'allaitement n'est du reste praticable qu'à la campagne. Allaitement mixte. L'allaitement artificiel, qui consiste à nourrir l'enfant avec du lait de chèvre ou de TOche réchauffé au bain-marié, ne doit être employé seul que s'il y a absolue nécessité ; mais il peut être un îffécieux adjuvant de l'allaitement maternel, surtout dans les villes où les femmes sont moins robustes et souvent distraites des devoirs de la maternité par le travail pu les plaisirs. Le sommeil étant très-nécessaire à la mère nourrice, il faut dès le début habituer l'enfant à ne pas prendre le sein pendant la nuit. On y supplée avec le biberon ( Voy. ce mot) dans lequel on aiet, soit du lait de chèvre pur, soit du lait de vache coupé dans les premiers temps avec de l'eau d'orge •au de gruau. Il importe peu que le lait ainsi employé ne provienne pas toujours du même animal : il est même préférable, surtout pour le lait de vache, de se servir d'un mélange résultant de la traite de plusieurs tiêtes. Même dans ce mode d'allaitement, il ne faut •pas trop hâter l'alimentation par les soupes, ce n'est ]amais que vers le 6" mois qu'il convient d'en donner à l'enfant. Les seins de la femme qui allaite doivent être soi-jgneusement préservés du froid. D'autre part, certains •enfants dorment beaucoup dans les premiers mois et •Jettent peu, il faut se défier de ce sommeil trop prolongé et souvent suivi d'un refroidissement funeste : il •faut les réveiller et leur donner fréquemment le sein : •on est sûr que l'enfant tette, si l'on entend le bruit .•produit par la déglutition du lait dans sa bouche. ALLAITEMENT Prochainement des photos et des images en ligne Voici la définition du mot ALLAITEMENT |