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COMÈTES Ce sont des astres qui comme les planètes circulent autour du soleil en décrivant des orbites elliptiques dont il occupe un foyer. Mais tandis que les orbites des planètes diffèrent peu de circonférences celles des comètes sont extrêmement allongées et peuvent dans la région qui avoisine le soleil être confondues avec des paraboles. Les comètes diffèrent d'ailleurs des planètes en ce qu'elles ne sont visibles que quand elles sont suffisamment près du soleil elles prennent alors une lumière propre résultant sans doute de réchauffement considérable qu'elles subissent tandis que les planètes ne nous envoient jamais que de la lumière réfléchie les planètes même les plus petites ont une masse plus ou moins considérable les comètes au contraire ne paraissent pas avoir de masse appréciable enfin tandis que les planètes ont toutes un mouvement direct les comètes marchent tantôt d'occident en orient tantôt d'orient en occident et les plans de leurs orbites font avec récliptique les angles les plus divers. Les comètes se présentent généralement sous l'aspect d'un point brillant appelé noyau entouré d'une sorte de nébulosité ou chevelure qui se prolonge à l'opposé du soleil sous la forme d'une traînée lumineuse appelée queue. Cette queue est quelquefois très-longue celles des comètesdelSll et de 1835 avaientplus de 80millions de kilomètres quelquefois elle se partage en plusieurs faisceaux d'autres fois elle manque tout à fait. Le noyau manque aussi quelquefois en sorte que la comète se réduit à sa nébulosité. Toutes It'S parties des comètes sont tellement transparentes que l'éclat des étoiles que l'on aperçoit au travers n'en paraît pas sensiblement affaibli. Pendant longtemps les comètes ont été regardées comme des astres à marche irrégulière dont l'arrivée dans les régions solaires était purement accidentelle ou même comme le produit des exhalaisons qui s'élèvent de la surface de la terre. Telle était l'opinion d'Aristote opinion qui fut celle de tout le moyen âge et qui s'accrut encore des rêveries de l'astrologie. Elle fut même partagée par Kepler bien que dès l'antiquité Sénèque eut regardé les comètes comme des astres permanents analogues aux planètes. Newton le premier parmi les astronomes modernes comprit la véritable nature de ces astres et essaya d'établir leur périodicité mais il était réservé à Halley de mettre cette vérité hors de doute. A la suite de ses calculs il crut pouvoir annoncer pour le commencement de 1758 le retour de la comète de 1682. Elle revint en effet à peu près à l'époque indiquée et depuis elle a reparu en 1835 sa période est de 75 à 76 ans. Les comètes de 4511066 145615811607 n'en étaient que les apparitions antérieures. Depuis on a constaté la périodicité de quelques autres comètes telles sont 1° la C. d'Enke appelée aussi C. à courte période parce que sa révolution ne dure que 3 ans '/s ou 1207 jours sa périodicité a &é découverte par Encke directeur de l'observatoire de Berlin en 1819 2°laC. de Biéla qui fait sa révolution en 6 ans3/t et qui observée d'abord par Biéla à Johannisberg a été reconnue comme périodique par M. Gambart à Marseille cette comète présente cette particularité qu'à son apparition de 1846 elle s'est montrée comme formée de deux comètes distinctes dédoublement qui a persisté depuis 3° la C. de Paye dont la périodicité a été découverte en 1843 par M. Faye et dont la période est de 7ans 3 mois 4° la C. d'Olbers découverte en 1818 et dont la période est de 75 ans 5° la C. de Vico découverte à Eome en 1844 et dont la révolution est de 5 ans '/si60 la C. * Srorsen dont la période est de 7 ans >/a 7° enfin la C. d'Arrest dont l'orbite a été calculée par M. Yvon-Villarceau et dont la période est de 6 ans ^/j. Pour d'autres la périodicité est moins certaine. Telles sont la comète de Newton qui accomplit sa révolution en 575 ans la comète de 1770 ou de Lexell qui n'est peut-être que la comète de Faye la comète de 1843 dont la période serait de 147 ans la comète III de 1862 dont la période paraît être de 113 ou 123 ans celle de Tempel vue en 1866 et dont la période calculée par M. Newton serait de 33 '/»• Ces comètes et plusieurs centaines d'autres dont la période a été aussi calculée ne seront regardées comme définitivement périodiques que le jour où l'on aura constaté leur retour. Parmi les comètes célèbres il faut encore citer la C. de Donati dont l'observation en 1858 a fourni des données intéressantes pour la théorie des comètes. L'éclat des comètes paraît diminuer avec le temps car nous ne voyons plus de nos jours de comète qui réponde aux descriptions effrayantes qu'en ont faites les anciens et pour ne parler que de celles dont la périodicité est reconnue la comète de Halley à sa dernière apparition en 1835 était loin d'avoir cet éclat et cette immense queue qui épouvantèrent l'Europe en 1456. D'autres comètes paraissent éprouver de la part du milieu dans lequel elles se meuvent une résistance qui a pour effet de raccourcir la courbe qu'elles décrivent. Telle est p. ex. la comète d'Encke dont la période éprouve a chaque révolution uno légère diminution. La brillante C. de Cruls (1882) s'est dédoublée le 8 octobre comme l'avait fait en 1848 la comète de Biéla. On sait peu de chose sur la nature de la matière qui compose les comètes si ce n'est que leur masse est tellement faible que subissant l'attraction de toutes les planètes elles sont incapables elles-mêmes de leur faire subir aucune déviation. La comète de Lexell a passé deux fois au siècle dernier au travers des satellites de Jupiter sans les déranger d'une manière appréciable, tandis qu'elle éprouvait de la part de la planète une perturbation qui changeait complètement son orbite ou peut-être l'enlevait à notre système. On voit par là combien peu serait dangereux pour la terre le choc si redouté d'une comète. — Dans ces derniers temps on a constaté dans le spectre lumineux donné par certaines comètes, des raies analogues à celles du spectre donné parle charbon incandescent. Peut-être faut-il en conclure que la lumière de ces comètes est due à réchauffement par les rayons solaires de quantités plus ou moins grandes de carbone entrant dans leur composition. — D'autre part, M. Schiaparelli et M. Leverrier, comme conclusion de leurs observations sur les étoiles filantes, sont arrivés à admettre que la comète III de 18C2 et celle de Tempel, feraient partie la première de l'essaim d'étoiles filantes du 10 août, la seconde de celui du 13 novembre ( Voy. ÉTOILES FILANTES). C'est une nouvelle voie ouverte à l'étude de la constitution physique des comètes. — Un point de l'histoire des comètes qui a embarrassé les astronomes, c'est le rapide développement de leur queue lorsqu'elles arrivent dans le voisinage du périhélie.Quelques-uns y ont vu l'effet répulsif exercé par la chaleur solaire sur les molécules composant le noyau de la comète. L'assimilation proposée par M. Schiaparelli, des comètes aux essaims d'éfoiles filantes, donne peut-être une explication plus acceptable du fait, en permettant de voir, dans le rapide allongement de la queue des comètes, non l'effet du déplacement d'une substance matérielle dans l'espace, mais le résultat de la propagation dansune substance préexistante et qui remplirait une partie de l'espace, de l'illumination due aux rayons solaires. ta superstition attribuait jadis aux comètes une influence funeste : Virgile parle des comètes dont l'apparition coïncida avec la mort de César. La comète de Hailey lors de ses apparitions en 451 (défaite d'Attila) et en 1066 (conquêtede l'Angleterre par les Normands), fut regardée parle peuple comme un signe de la colère divine. Plus récemment, en 1456, la même comète de Hailey effraya tellement le monde chrétien que le pape Calixte ordonna des prières publiques destinées à conjurera la fois la comète et les Turcs. Ces terreurs ont disparu devant les découvertes de la science ; mais, par un préjugé contraire, on a attribué aux comètes une influence favorable pour les biens de la terre : l'abondance exceptionnelle de l'année 1811 a été considérée par le vulgaire comme l'effet de la brillante comète qui apparut alors. Consulter sur les comètes les traités spéciaux de Vigenère (1578), de Kepler (1619), d'Hévélius, de Pingre (Cométographie, 1783) ; les Pensées sur la comète, de Bayle (1681) et le Bulletin de l'association scientifique (de France), passim. COMÈTES Prochainement des photos et des images en ligne Voici la définition du mot COMÈTES |