EMBAUMEMENT





EMBAUMEMENT La coutume d'embaumer les cadavres pour les préserver de la décomposition paraît avoir existé chez presque tous les peuples de l'antiquité a l'exception des Grecs et des Romains qui brûlaient leurs morts. Les Egyptiens surtout avaient poussé l'art d'embaumer à un haut degré de perfection (Voy. MOMIE). Chez eux le système employé se réduisait a trois opérations 1° vider les cavités par l'extraction des viscères ou par leur dissolution à l'aide d'une liqueur caustique 2° enlever la graisse et les parties muqueuses par l'action prolongée du natron 3° dessécher le corps à l'air ou dans une étuve après l'avoir bien lavé on fermait ensuite tout accès à l'air et à l'humidité par l'application d'un vernis et de bandages enduits de gomme. L'usage des embaumements fut longtemps négligé parmi les nations modernes mais depuis le xvne siècle il a repris faveur. Parmi les procédés les plus répandus nous citerons 1° Le procédé Gannal. On met à nu la carotide puis avec la pointe du scalpel on fait à cette artère une légère incision par laquelle on injecte une solution de sulfate d'alumine (1 kilogr. de sel pour 500 gr. d'eau) l'injection terminée on ferme la plaie par un point de suture. Ainsi préparé le cadavre n'est plus susceptible d'éprouver la fermentation putride au contact de l'air il s'y dessèche au contraire plus ou moins rapidement suivant l'intensité du courant d'air et suivant la saison. Pour assurer toutefois la conservation des corps il faut éviter de les déposer dans un lieu humide et les enfermer dans des caisses convenables garnies de coton imbibé d'huiles essentielles aromatiques. 2" Le procédé du Tf Tronchina de Naples. Il consiste dans l'injection par l'artère carotide d'une solution d'un kilogr. d'un sel arsenical coloré avec un peu de minium ou de cinabre dans 10 kilogr. d'esprit-devin. Les inconvénients graves qui peuvent résulter de l'emploi des préparations arsenicales ont fait prohiber en France ce procédé. Les autres substances le plus communément employées pour l'embaumement des corps sont le sublimé corrosif ou deutochlorure de mercure (procédé ordinaire) le persulfate de fer ledeutochlorhydrate d'étain l'acide pyroligneux ou vinaigre de bois enfin le chlorure de zinc et le sulfite de soude (procédé Su-guet) ce dernier procédé mis en pratique depuis 1846 est appliqué surtout a la conservation des sujets soumis à la dissection. Quand on veut conserver le cœur à part on en remplit d'abord les cavités de coton ou d'étoupe le tout est ensuite plongé dans une solution alcoolique de sublimé pendant 5 à 6 jours. Après ce temps on retire le cœur qui est essuyé et recouvert d'une couche de vernis rouge on le laisse encore se dessécher à l'air pendant quelques jours avant de l'enfermer dans une capsule de plomb ou d'argent.


EMBAUMEMENT

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