| FARD |
|
|
|
FARD composition solide ou liquide que les dames s'appliquent sur le visage pour en imiter les couleurs naturelles et dont les acteurs et les actrices se servent pour rehausser ces mêmes couleurs qui seraient trop faibles à l'éclat de la rampe. Les plus anciens fards connus sont le sulfure d'antimoine et la plombagine dont les femmes se servaient pour se noircir le tour des yeux afin d'en rehausser l'éclat. On se sert pour se blanchir la peau de la céruse ou blanc d'argent (carbonate de plomb) du blanc de fard (sous-nitrate de bismuth) du blanc de Thénard (oxyde de zinc) du lait virginal (dissolution alcoolique de benjoin précipitée dans l'eau) de la poudre de riz (farine de riz finement broyée) pour la teindre en rouge du vermillon du minium du rouge d'Espagne (teinture de carthame) mélangés à la craie de Briançon qui leur donne de l'adhérence à la peau de la cochenille du carmin de Yorseille ou de l'orcanette dissoutes dans le vinaigre enfin on appelle crépon une fine étoffe de laine teinte sans mordant et qui légèrement humectée et frottée sur la peau lui communique sa couleur. Le fard bleu pour ies veines est fait avec du bleu d'azur. A la longue le fard flétrit la peau en empêchant la transpiration cutanée il peut donner lieu à des affections dartreuses il nécessite l'emploi de pommades ou de lotions adoucissantes. Voy. COSMÉTIQUE. L'usage du fard remonte à une très-haute antiquité. En Judée en Egypte en Grèce à Rome les femmes en faisaient un continuel usage. Cette coutume a été retrouvée chez les peuples sauvages de l'Asie de l'Afrique et de l'Amérique. En France l'usage en est bien moins répandu aujourd'hui qu'au siècle dernier. FARD Prochainement des photos et des images en ligne Voici la définition du mot FARD |